Trait d'union: France - Algérie

Vendredi, 27 mars 2009

Le printemps vient à peine de pointer le bout de son nez qu'une odeur de vacances d'été se fait déjà sentir. Il fait beau, le soleil brille, peu de nuages dans le ciel.

A Grenoble, c'est le "Printemps des chaises"...
Suite à l'annonce faite par la Ministre française de la Recherche Valérie Pécresse sur le projet de décret modifiant le statut des enseignants chercheurs (loi 1984), http://www.sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/Decret-statutEC-.pdf, une forte mobilisation des enseignants chercheurs et des étudiants s'est mise en place.
Ce mouvement de protestation contre l'application de ce décret s'inscrit dans la continuité des nombreux mouvements sociaux qui ont eu lieu depuis l'élection du Président Sarkozy en 2007 (bien avant si l'on inclut la crise des banlieues en hiver 2005 qui avait annoncé le passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur sous le gouvernement De Villepin).

Le "Printemps des chaises", c'est une nouvelle idée des étudiants grenoblois.
Outre les manifestations traditionnelles de mécontentement comme la grève, les marches,les kermesses,les concerts, les actions mobilisant un grand de nombres de personnes; les étudiants ont trouvé un autre moyen d'exprimer leur colère: vider les établissements universitaires de leurs mobiliers.
Des montagnes de chaises, de tables, de bureaux bloquent l'accés aux salles et aux amphithéâtres. Des tas de chaises sont déposés dans les halls d'entrée et même dehors en signe de protestation. Des assemblées générales sont organisées pour discuter de l'avancé du mouvement et du problème des étudiants...

En effet, les cours ne sont plus dispensés par les enseignants grévistes depuis plus d'un mois tandis que la période des examens de fin d'année approche. Il a été décidé que certaines facultés ne communiqueraient pas les notes du premier semestre jusqu'à la fin du second semestre, ce qui bloque les démarches administratives de certains étudiants... le doute s'est installé quant à leurs perspectives d'avenir.

Suite à plusieurs votes de l'assemblée générale entre enseignants et étudiants, une motion a été adopté garantissant le non report des dates d'examens. Il a aussi été décidé que ces derniers porteront seulement sur les cours dispensés avant la grève et aprés la grève.

Problématique: Quand la grève va t-elle s'arrêter ?
La question se pose d'autant que la présidence de l'université a fait appel à des agences privées de sécurité (d'insécurité) pour empêcher les étudiants de poser des piquets de grève devant les facultés, et ceci par tous les moyens y compris le passage à tabac d'étudiants. La présidence penserait-elle user là d'une forme de violence légitime ? En tout cas, le 26 mars dernier a été voté en AG la non reprise des cours du moment que les agents de (in)sécurité seraient sur le campus grenoblois!

Post scriptum, je viens de découvrir un autre moyen de revendication comme alternative aux manifestations qui ont déjà eu lieu sans pour le moment parvenir à stopper la marche forcée des réformes. Manifester par emails ! http://rechercheendanger.fr.cr/
Voilà le nouveau moyen de protestation qui consiste à envoyer en masse des emails à la responsable politique Valérie Pécresse afin de renforcer l'impact des initiatives jusqu'ici prises.

sarah

Posté par Salima KHELIF, Rédactrice

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