Hommage à mes maîtres de Guelma

Mercredi, 24 décembre 2008

IL y a quelques jours à El Mouradia des enseignants ont été empêchés de manifester pour faire entendre leurs revendications.
S'ils ont choisi la rue c’est parce que les voies du dialogue et de la concertation n' ont pas fonctionné ou ont échoué.
Dans tous les cas il n'avaient plus que la rue comme espace d'expression.

En assistant à une de ces scènes de rue je n'ai pas manqué d'être rappelé par l'image de mes enseignants. Au lendemain de l'indépendance celle de Mr Hassani qui voulait nous transmettre sa passion pour les mathématiques à tel point qu’il sillonnait au guidon de sa mobylette les veilles d’examen quelques aires de jeu de notre petite ville pour nous ordonner de renter réviser à la maison. Celle Mr Fessih notre premier maître d'arabe dont l’infinie patience n'avait d'égale que notre ignorance des règles de grammaire et de conjugaison, puisque enseignées, à l'époque, à partir la première année du moyen. Celle enfin au secondaire de Cheikh Mostefa Seridi parfait bilingue, féru d’El-Moutannabi et qui ne se séparait jamais de "extraits de la littérature arabe" de Hannah Fakhouri, qu'il voulait nous faire apprendre intégralement.

A la maison ma sœur Atika–Chalabia a espéré à chaque rentrée scolaire et pendant trente ans que la langue arabe retrouve sa place dans la société ..Elle me reprochait mon intérêt exclusif pour la dimension littéraire de cette belle langue.

Aujourd’hui dans une société où l’échelle des valeurs ne place plus le savoir au sommet de la pyramide, la considération sociale pour les enseignants ne peut que baisser, la représentation autonome ne leur donne même pas le statut de partenaire et d’interlocuteur de l’Etat et on leur envie une Marutti.

Et l’on s’étonne après que la crise qui touche ce noble métier n'épargne pas la société entière Il est vrai que l’enseignant ne peut pas être prophète au temps de la médiocrité.

Abdelaziz Rahabi ,ancien ministre de la culture et de la communication ( ancien éléve des écoles des jardins , de la gare , du collège Alembert et du lycée de Guelma )

Abdelaziz RAHABI

Posté par Abdelaziz RAHABI, Rédacteur

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Commentaires

1 commentaire

l'espérance sportive de Guelma ou l'escadron noir de Guelma club au passe glorieux des moudjahidines et chouhadas: les frères Abda, Souidani Boudjemaa, Hacene Harche, les Seridi, les Dafri ect.....cette équipe a passé des moments très difficiles l'année écoulée, notamment avec la relégation en division régional ligue de Annaba par un enfant du club Bouzid Chekati, alors que personne n'a osé parler de cette catastrophe sportive aucun homme ni membre de l'association ou de l'assemblée générale ou bien un élu député ou sénateur moins de l'APW ou bien de la commune de Guelma ville du 8mai 45 et du défunt président houari Boumediene.

La saison sportive 2007/2008 restera dans les mémoires des fideles supporters de l'escadron noir de Guelma, qui était sans hommes cette saison car

le président Chekati a voulu travailler seul, le moral des gens a même touché le fond car la situation dans laquelle se trouvait l'équipe prestigieuse n'est pas prés de voir le bout du tunnel même avec le nouveau président élu dernièrement Mohamed Harhouz aujourd'hui les anciens joueurs ont quittes sans aucune raison peut être à cause de l'argent comme a déclaré le nouveau président lors de sa démission dans un journal local arabophone alors qu'il est élu par la majorité des membres de l'assemblée il y’a à peine un mois de son élection devant les représentants de la direction de la jeunesse et des sports de Guelma lui qui a promis de construire une bonne et grande équipe qui jouera les premiers rôles durant la saison prochaine inchallah !
Est ce le bon démarrage monsieur Harhouz?

Commentaire de Mourad BOUDEFFA. Lundi, 1 septembre2008